Ce livre Si bien que j'en ai recopié ses mots à défaut d'écrire mes mAux. (quel jeu de mots :p)
* Mes sujets préférés (la musique, les hommes, la drogue, les livres, le cinema, les psycho-killers, le réalisme sale) n'interressent absolument pas Ana, et les siens (décoration, garderie, beauté, mode) m'ennuient souverainnement. A ses yeux je suis une trainée, et aux miens, elle est une bobonne.*
* La place est le foyer d'un groupe indefini de polytoxicomanes qui se nourrissent à la Lexatine et au Rohypnol, au Diazépan et à l'Optalidon, eu prozac et au Naxtrelsona, à l'héroïne et aux pétards.
Des visages émaciés et pâles, eds bouches contractées et amères, dures et à l'expression stylisée. Les nez s'allongent, les pommettes se creusent. Ce sont les traces d'une bataille constante, perdue d'avance.
Ils se trainent dans les rues, le regard vide, se poussent les uns les autres et examinent les téléphones publics pour obtenir quelques pesetas.
Ils n'ont pas l'air spécialement malheureux. Ils fouillent dans les poubelles et murmurent des conversations décousues avec eux-mêmes. Ils crient sur les voitures en stationnement et et racontent leur vie aux feux rouges.
Du centre de la place, on descent par un escalier aux arcades qui offrent un refuge à ces zombies urbains, le sol plein de fientes de pigeon, de crachats, de chewing-gums, de mégots, de seringues et de morceaux de papier alu.
Ici dorment ceux qui n'ont pas eu le courage de se lever, enveloppés dans un amas de couvetures sales, blottis les uns contre les autres, les os transis d'humidité.
Ils ne se soucient pas de l'avenir, de l'eau chaude, des draps propores ou de la télévision.
J'observe parfois ces garçons et ses filles à l'âge indéfini et je me dis, Rosa, je crois que ce qu'ils font de leur vie n'est pas pire que ce que tu as fais de la tienne.
Chez moi, j'ai l'eau chaude, des draps propres, un lave-linge et la télévision avec une antenne parabollique. Mais je n'ai presque pas de temps pour moi. Douze heures de mon temps quotidien sont hypothéquées pour obtenir l'argent qui paie ce luxe dont je ne profite pas.
Douze heures quotidiennes de mon temps cloîtrée dans un bureau de 9m2, à batailler contre le Lotus, soumise à une pression de trente mille atmosphères.
Je ne pourrais pas parler aux feux rouges, même si je le voulais.
Je peux étaler une vaste culture générale. J'ai lu la majorité des classiques. J'ai réussi mes examens avec une moyenne de mentions très bien. Je ne fais pas de fautes d'orthographes et je ne me trompe jamais pour les accents. Je peux réciter par coeur la liste des empereurs romains et des Bourbons, et je sais que Dacca était le nom de l'ancienne capitale du Bangladesh. J'ai une licence en sciences exactes et je peux extraire la racine carré d'un nombre à quatre chiffres sans avoir besoin d'utiliser un crayon et du papier.
Que signifie la géographie quand nous pouvons parler avec des gens de la planète entière à travers nos réseaux d'ordinateurs et nos modems ? Qu'est-ce que l'histoire quand nous pouvons recevoir soixante-quinze cannaux de télévision à travers l'antenne parabolique ? Qui se souvient d'Ovide quand Richard Gere touche six millions de dollards par film ? A quoi sert l'arithmétique quand un ordinateur peut réaliser des opérations à vingt chiffres en quelques dizaines de secondes ?
Quel est le sens de la vie d'une femme de trente ans, brillante, professionnelle, bien payée et seule ? *
*Il vaut mieux regretter le manque que de finir par regretter la présence. Je préfère la nostalgie à la routine.*
S'identifier plus ou moins à Cristina, Ana ou RosA.
Un article plutôt bref.
Mais que dire en rApport avec ce livre uniquement ?
Euh... Lisez le.
